01.09.2010
Tiers-France
A toutes les fleurs de toutes les couleurs de ce jardin qu'on nomme la France.
Si j'écris cet article, c'est pour partager un sentiment d'injustice ô combien insupportable que je perçois depuis des années auquel jusqu'à présent je n'ai prêté d'attention, tellement que cela me paraissait inconcevable.
Mais les dernières déclarations du président de la république française, mettant en cause une très grande partie des citoyens (http://www.youtube.com/watch?v=W462UCtYudQ), m'ont convaincu dans mes soupçons.
Si je ne voulais pas y croire, c'est parce que un aveu des cette nature, sur la citoyenneté soumise à l'appréciation des origines, venant de la part du président de la république française (lui même le premier garant de la constitution : http://www.elysee.fr/elysee/francais/le_president/son_role/dans_la_constitution/dans_la_constitution.20003.html Voir Article 5) m'était tout simplement impensable dans «LE PAYS» des droits de l'homme.
Mais ce discours sécuritaire visant du doigt et commandant de facto, dans leurs intégrité, un grand nombre des Français d'origine étrangères en mettant en cause la politique de l'immigration depuis ces 50 dernières années, en écartant la notion de la présomption d'innocence, telle que entendue à l'article 11 de La Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 de l'ONU, m'ont convaincu que au moins pour ma part, je n'ai plus de droit de rester silencieux.
http://www.facebook.com/note.php?saved&&suggest&a...
http://www.facebook.com/note.php?note_id=415478582334
Car, pour ma part, qui crois religieusement aux caractères sacré de la déclaration des droits de l'homme et des citoyens, pour la défense de laquelle j'ai dû quitter déjà un pays (l'IRAN), il n'est plus possible de baisser les bras sans rien dire.
Car, ce dernier message, qui a certes indigné une grande partie des citoyens de tous origines, avouons le, a réconforté en même temps beaucoup d'autres, dans les injustices et manque de civilité d'une minorité des gens. C'est bien là où réside la manipulation bien orchestrée.
Si toutes les analyses sur ces situations explosives, ont échouées depuis des années, c'est parce que celles-ci n'ont été menées que par les spécialistes en la matière, trop souvent, à l'écart des préoccupation quotidiennes des simples citoyens.
Il n'est pas rare que les discutions menées dans les médias officiels, sur l'insécurité, l'immigration, identité nationale, etc. soient animées sans la présence des vrais acteurs qui vivent ces situations d'exclusion et d'injustice dans leurs vie quotidienne.
Vous avouez que, peu de député (ou représentant officiel) habitent dans un cité HLM au seine-saint-denis, ou dans d'autres zone de non droit que chacun connais dans sa région, ne peut pas comprendre et analyser ces situations de façon objective. Comment voulons-nous alors avoir une synthèse objective des situations et apporter des solutions adéquates.
Ceux qui habitent dans ces cartiers dits difficiles, savent qu'il y aussi beaucoup de bonnes choses qui y passent, qu'on omet volontairement.
Mais alors d'où vient ce mal être, qui devient insupportable à tel point que les politiciens de tous tendances confondues en font leurs cheval de bataille électoral.
Contrairement à ce qui crois certaines personnes, ces situations et ces dérives ne sont pas nouveaux. C'est un constant qui a été utilisé depuis très longtemps en France, en Europe et ailleurs.
Pour cela je vous invite vivement, à visualiser cette documentation qui ne manquent pas d'intérêt pour la compréhension de la question de l'immigration en France : http://www.histoire-immigration.fr/main.php?period=0&...
Pour cela, permettez-moi de parler de mon expérience personnel, qui est partagé dans les points les plus significatifs avec d'autres français de premier, deuxième ou troisième génération.
Cela peut paraître prétentieux mais je ne vois pas d'autre solution pour démontrer les réalités, qu'en traçant une partie de ma vie de français de la première génération.
Voici pour commencer un court concentré de ma conception de la vie, en poésie : http://www.facebook.com/notes/kevin-saadatjoo/le-reve-dun...
Je suis arrivé en France en 1979, après les aventures peu banales qui m'ont obligé à quitter mon pays natal (l'IRAN).
J'ai quitté l'IRAN à l'age de 21 ans (avec un bac de génie civil en poche), pour la France. Ce pays que j'admirais, ne serait ce que pour le courage des ses citoyens qui ont institué et propagé à l'échelle mondial (depuis 1789) la lois la plus universelle que l'humanité ait connue.
Après quelques années d'études à la faculté de lettre de Poitiers, j'ai appris la langue Française que je ne connaissais vraiment pas lors de mon arrivée.
J'avais parmi mes collègues d'étude des personnes qui venaient de partout et aussi de la chine avec des doctorats en médecine à qui on n'avait pas accordé des équivalences (reconnaissance de leurs diplômes) et qui sont devenus par la suite et pour la plupart, des vendeurs de Nems à emporter sur les marchés ou des restaurateurs des produits chinois.
Mais je peux dire qu'en ce qui concerne l'accueil et la solidarité des français je n'ai pratiquement jamais remarqué une quelconque xénophobie envers ma personne. Mais uniquement des remarques choquants que quelques personnes tenaient en me prenant en témoin à l'égard d'autres étrangers, que j'esquivais avec un gentil surir, comme il s'agissait d'une plaisanterie.
Longtemps j'ai pris cela par la manque de connaissance des cultures des autres par les français. Car j'avais souvent remarqué que en IRAN aussi quand j'y étais, certains iraniens avaient les mêmes mépris envers les étrangers (comme les réfugiés afghans). Sauf que ces plus douloureux quand c'est nous, l'étranger.
Cependant, avec tout ce que l'on peut reprocher aux français, il est impossible de ne pas avouer, que ce peuple, porte et véhicule en lui, sans qu'il en soit conscient, l'étirage d'une charte universelle, qui valorise toute l'humanité, sans aucune distinction.
Non pas parce que les citoyens français soient meilleurs ou pires que les autres peuples du monde mais, c'est parce que, cet engagement (entant que garant de cet étirage), nous obligent tous, tôt ou tard à choisir la voie de la lumière contre celle des ténèbres, dans les moment d'extrême doutes . C'est bien la seule valeur qui peut et doit être respecter entant qu'identité nationale par tous les citoyens de ce pays.
Sans le respect de la constitution, lui même soumise à La Déclaration universelle des droits de l'Homme, la république française n'aura aucune signification.
En 1984 je me suis marié avec une Francise de souche avec qui je vie et marié depuis, et avec qui j'ai eu 2 enfants (fille et garçon).
J'ai obtenu la nationalité française en 1986, alors que rien ne m'obligeait à en faire la demande. Parce que, j'ai été en situation régulière avec un carte séjour de 3 ans qui devait être automatiquement renouvelé pour une de 10 ans.
Cette naturalisation n'était qu'une désire de citoyenneté par reconnaissance pour mon pays d'accueil.
Vu que j'ai un visage très européen, et que je dis se que je pense, je ne sentait pas les regards ou les comportements accusateurs des autres en ma direction. Mais les choses devenaient plus compliquées à chaque fois qu'on me demandait pour des raisons diverses, ma carte nationale d'identité.
Mon nom et mon lieu de naissance (marqués sur ma pièce d'identité) était au mieux l'objet de discutions et des débats interminables sur mes origines, et au pire attisaient de méfiance et accusations, vu se qu'ils se passaient entre l'Iran et l'occident. Comme si j'étais l'ambassadeur d'Iran en France.
Malgré tout, je me forçais à penser que cela est normal. C'est moi l'étranger, et que même injuste, il reste naturel d'être l'objet de curiosité. En plus cela me donnait une vision sur ma propre passé d'autochtone fier, en IRAN en me rendant plus amble.
Je pourrais dire que cette humilité forcée, ma obligé à faire des recherches approfondie sur l'histoire de France et les français aussi bien que, sur mes origines et ma culture que je ne soupçonnerais pas si j'étais resté en IRAN. J'ai trouvé tellement de points de communs insoupçonnables entre ces deux cultures que je ne pourrais pas les résumer en quelques phrases.
Mais à la longue ces intentions répétitives doublées des pressions politiciennes surtout au moments des élections sur les étrangers, me pesaient de plus en plus lourdes et insupportables.
Je ne comprenais pas ces accusations foisonnantes contre les étrangers alors que je ne me voyais rien faire de mal. Quand je parlais avec mes amis Français, il me rassuraient que ces attaques n'étaient pas dirigées contre comme moi, car je fait tout comme tout le monde, sans que ces réponses me soit satisfaisantes.
Pour vous dire que parmi mes amis et collègues j'avais beaucoup de personnes qui se proclamaient ouvertement de l'externe droite tout en sachant que je ne partageais pas leurs opinions. C'est pour cela qu'aujourd'hui encore, Je n'arrive pas a cerné le raisonnement de certains français.
Étant jeune et pleine de patience et d'entrains, je laissais passer les choses sans trop d'attention. J'ai décidé par dépit, à créer une entreprise personnelle. Car c'était le seul moyen de travailler sans me justifier entant que personne d'origine étrangère.
Mais là encore, j'ai très vite compris que beaucoup de portes me sont fermées car je ne suis pas dans un réseau structuré dans lesquels les français bien enracinés, me laissait pénétrer.
L'échec sur échec, tour à tour j'ai changé de produit mais rien n'y fait. Je n'arrive pas à m'en sortir.
Jusqu'à ce qu'un jour je décide par obligation, d'arrêter mon petit commerce qui devenait plus qu'embarrassant, pour recommencer des études en l'informatique.
Là encore les choses se compliquaient. n'ayant pas les moyens de payer mes études, et que les allocations de chômage n'existent pas pour les chefs d'entreprises qui s'arrêtent, Bizarrement je n'avais pas non plus le profile adéquat pour apprendre l'informatique, me disaient-ils les personnes en charge d'acceptation de mon dossier de formation.
Les centres de formations pour adultes me proposaient de me diriger vers les métiers de bâtiment, dans la vente (le métier que j'avais exercé depuis plus de 12 ans) ou bien dans la peinture ou la pose de moquette.
Je me suis mis à étudier l'informatique en attendant qu'on accepte après 2 ans d'efforts une formation de technicien en informatique à Angoulême en préparatoire et 1 an après à RODEZ pour la qualification. Là ou j'étais interne pendant 1 an et loin de ma famille restée à Poitiers. Pendant tout le temps d'attente je me suis trouvé un travail de vente chez un ami qui à accepté que mon contrat s'arrête à chaque fois que mes formations commencent.
À l'age de 43 ans en 2001, tout de suite après l'obtention de mon diplôme, j'ai trouvé un travail dans un centre d'appel sur Paris (entant que technicien en Internet), en restant loin de ma famille encore pendant un ans de plus dans la région parisienne.
Pourtant très vite devenu expert à qui on demandaient des conseils, je n'avais toujours pas le profile pour accédé à des postes supérieurs.
La majorité des personnes qui travaillaient entant que simples conseillés était des personnes d'origine africaine avec un niveau d'étude au moins BAC+2. Ce n'était vraiment pas rare de rencontrer des personnes avec des licences, des Maitrises et aussi des doctorats en poche entant que conseillers au téléphone. Alors que très rare étaient les cadres et les agents de maitrises avec plus qu'un BAC+2.
La hiérarchisation des employés était visible. Moins la faciès était typée, plus le poste était important.
La cooptation (autre fois connue sous le nom de pistonnage) était une règle bien acceptée et ignorée par personne. La promotion interne ne connaissait pas d'autre règle que cela.
Avec bien sûr, très peu d'exception pour faire oublier la discrimination. Cette réalité à nos jours ne sont plus contestée, tellement que cela est l'évidence même. En quelque sorte avant on en parlait pas alors que, maintenant on en parle on mais on fait rien pour y remédier.
N'ayant pas tops d'accent en français, Je me présentais Kevin au téléphone au lieux de Keyvan SAADATJOO (qui est mon véritable prénom) pour ne pas attirer les soupçons des interlocuteurs. Car, j'avais remarqué à de nombreuses reprises que l'étranger est souvent équivalant d'incompétent aux yeux de beaucoup gens.
Mais puisse que je n'ai pas connu d'autres entreprises d'envergure, je ne peux pas témoigner des pratiques dans d'autres grandes entreprises. Je laisse cette appréciation à d'autres qui ont expérimenté d'autres traitement de ce genre, ailleurs.
Enfin et encore une fois à partir de 2003, une nouvelle page s'ouvrait. C'était l'ère des délocalisations et des restructurations. Je ne peux pas vous raconter la souffrance et résistance que j'ai eu (avec d'autres salariés) pour rester de 2003 à 2007.
J'ai quitté cette entreprise en 2007, cette fois ci, avec des problèmes de santé importants et durables, en plus. J'étais littéralement en morceaux et je n'exagère pas.
Pendant toutes ces années, je me suis perfectionné depuis 2001, de façon autodidacte dans d'autres branches d'informatique comme la programmation en langages pour le Web et apprentissage de la création des bases de données.
Car l'expérience de la vie m'avais appris, qu'avec mon nom «à coucher dehors» je serais un des premiers à être remercié dès que les situations devineraient délicate.
J'ai créé de 2001, mon premier site http://www.jolifrance.com ensuite http://www.joliparis.com et ensuite d'autres sites pour enfin créé le réseau WORLD NET TRADING : http://www.world-net-trading.com qui a coïncidé avec mon départ de cette entreprise en 2007.
Cette idée qui me trottait dans la tête était lié à l'expérience de toute une vie. Par la création de ce réseau j'ai voulu créer un système d'aide pour les petits entrepreneurs comme moi qui n'ont pas les moyens faramineux pour ce faire connaître par l'internet qui est un élément incontournable et inhérent au développement et la survie des entreprises, à nos jour.
Je me suis remise à mon compte en juillet 2007 en créant l'EURL WORLD NET TRADING. Sans illusion aucune, je savais que le parcours de combattant commençait. Comme vous le savez la première chose à faire c'est bien sûr l'inscription à la chambre de commerce ou de métier. ces premiers démarches sont les moins lourds et les plus rapides. Ensuite trouver une banque qui accepte d'ouvrir un compte professionnel pour mon activité.
J'ai mis plus 3 mois à rechercher en sollicitant une dizaines de banques qui accepterait d'ouvrir un compte professionnel pour mon entreprise, sans résultat et sans donner aucun motif pour ces refus répétés. Alors que j'avais aucun problème ni d'interdiction bancaire.
En suite j'ai opté pour un compte professionnel à la banque postale. J'ai contacté ensuite OSEO : http://www.oseo.fr/ qui est un organisme de garantie pour les prêts bancaires en faveur des nouvelles entreprises qui en feraient la demande, pour leurs développement. La garantie est acceptée ou refusée après l'examen du dossier de l'entrepreneur. Mais comme par hasard la banque postale est la seul banque qui n'a aucune convention avec OSEO. Or, de fait je restais exclus de ces dispositifs, vu que je ne pouvais même pas en faire la demande.
Mais rassurez-vous, ce n'est pas que les Français d'origine étrangères qui restent discriminés de fait, il y a bien des Français de souche qui en sont victimes. Maintenant en ce qui concerne le degré de discrimination, Je laisse l'appréciation et/ou l'explication à ceux qui ont eu les mêmes déboires que moi.
Il arrive ensuite le problème de trouver un local commercial. Pour cela il y a ce qu'on appelle les pépinières d'entreprises. Ces organismes ont pour fonction de loger les nouvelles entreprises autour d'un pôle économique pour leurs apporter les infrastructures nécessaire aux développements aussi bien que de palier à l'isolement qui est souvent la première cause de la mortalité prématurée des nouvelles entreprises.
Encore une fois à chaque fois que j'ai contacté ses structures, ma société n'avait pas les profiles admissibles pour ce genre d'endroit. Mais jamais aucun refus écrit et sans aucune explication en ce qui concerne les règles d'éligibilités bien claire, pour profiter de ces structures.
J'ai consacré plus de 8 mois, rien que pour une installation descente de mon entreprise qui était techniquement opérationnelle depuis plus de 2 ans.
Personne m'a demandé ni un Business Plan ni aucune autre documentation pour au moins étudier la viabilité de mon concept avant de donner tant de réponses négatives que j'ai reçues.
Si je savais au moins ce qu'on me reprochait ou à mon concept, ce serait facile d'accepter tant de refus.
Bien sur j'ai comme d'habitude, aucune preuve que cela était lié à mes origines. Il y a des démarches qui sont entreprises, par des organismes antiracisme, pour des personnes à la recherche d'un logement ou un emploi pour prouver la discrimination mais jamais (à ma connaissance) pour des entreprises qui ont été créées par un Français d'origine étrangère.
Après avoir frappé à toutes les portes sans résultat, Aujourd'hui, après 3 ans de batailles et de travail acharné, je suis mentalement, pécuniairement et physiquement épuisé.
Il faut dire que les temps de crises n'ont pas non plus arrangé les choses. Alors qu'en même temps que les petites entreprises et les petites gens s'écroule sous les dettes et le désarrois, les grosses entreprises et les aristocrates de ce pays, n'arrêtent pas de s'enrichir (à coup de délocalisatio, de licenciement de masse et de la spéculations), en laissant un champs de ruine derrière eux, comme si rien n'était.
Depuis des années que j'ai côtoyé les Français d'origine étrangères et aussi les étrangers tout courts. Je peux dire à source sûr que les immigrés et l'immigration choisi n'a jamais été absente du paysage français. Mais je m'aperçois avec stupéfaction que cela a toujours était sciemment oublié et effacé du mémoire nationale.
Mais je me demande combien de temps un pays comme la France peut dépenser de l'argents pour former des français de tous origines en négligent une grande partie d'entre aux au nom de droit de sang, inavoué ?
Combien de temps encore, un peuple peut payer afin de former des matières grises qui leurs échappent, en pesant comme charges, sur l'ensemble de la société ?
S'il y un échec de la politique d'immigration, n'est ce pas celui d'écarter intentionnellement une grande partie de la population qu'on refuse de voir ?
À quand un Google, Facebook, Yahoo Français ? Jamais ? La France ne possède pas assez de matière grises pour réaliser cela ?
Si non dites moi pourquoi, quand un Français de n'importe quelle origine prête ses services dans une entreprise d'un pays étranger il est accueilli à bras ouvert ?
Toutes ces questions ne sont pas posées à ceux qui ne doute pas de leurs droits de sang. Et qui ne font rien pour que cela change. Mais à toi la française et le français de tous origines.
L'histoire est pleine d'injustices qui n'ont été réglées que par les gens qui les subissent. Alors à toi de prendre ton destin en main, sans violence mais avec détermination.
Cordialement
Kevin SAADATJOO
http://www.facebook.com/note.php?note_id=416338462334
13:54 Publié dans exclusion | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le chaine et la faune
D'une idée immense, riche et merveilleuse,
Voulant inventer, une vie généreuse,
Commence sa toile, sans crier Gard,
Qu'apparaisse le charme, le maitre des arts.
Prépare ses outils, combine ses couleurs.
Met sur la toile, tout ce qui vient du cœur.
Avance et recule, palette au poigne.
Il n'arrête que s'il, n'est pas un chef-d'œuvre.
Plantant le décors, par le ciel et terre.
Soleil et la lune, montagne et la mer.
Il dessine les arbres, les faunes et fleures.
Pour que lumière, jaillisse de l'enfer.
Ainsi Parlait de soi, sa majesté le roi.
Dessinée fier, le chaine sans émoi.
De sa splendeur, sans reproche ni doute.
Ce plaignant sans cesse, des espèces sans but.
Ne suis-je pas l'élu, fait de ton image ?
Aussi beaux et grand, merveilleux et sage ?
À quoi bon alors, ces vilains sauvages ?
Qui vont et qui viennent, piller tes paysages ?
Pourquoi m'impose-tu, tous ces vagabonds ?
Qui pointent leurs nezs, des contrés sans nom ?
Ne suis-je pas l'unique, espèce sans reproche ?
Aussi, magnifique, fidelement proche ?
Je ne lève pas toujours, les yeux au ciel ?
Chantant tes louanges, bonté éternelle ?
Ne suis-je pas alors, ton seul partenaire ?
Que par ces poumons, purifie tes aires?
Pour quoi alors, ces races inutiles ?
Sans racine, ni nom, purement stériles?
Qui foulent chaque jour, ta belle nature.
De leurs pas infectes, souillant, et impures.
Ne voit-tu donc pas, maitre sans égale?
Qu'ils ne servent point, à ta cathédrale ?
Ces fresques futiles, ces images banales ?
Qui ne distinguent à peine, le bien du mal ?
Je t'implore sans cesse, et toi m'ignore?
À genoux chaque jour, d'effacer l'erreur ?
Je ne peux point, prier sans agir.
J'acheve pour toi, ce que tu désire.
Gronda soudain, tel une foudre dense.
Perçant le ciel, brisant le silence.
Appelant au secours, tous ses congénères.
Contre toutes espèces, qui polluent la terre.
Mes chers confrères, mes fidèles amis.
Nous sommes seuls aux monde, victime de mépris.
Faisons de nos branches, un épais tapis.
Engendrons une bulle, étouffant l'ennemi.
Nettoyons cette terre, avant qu'elle suffoque.
Retrouvons enfin, notre belle époque.
L'époque où nous fûmes, les maitres du monde.
Où le monde était, vide des immondes.
Les uns conscients, les autres par silence.
Adhérent à la chose, comme une délivrance.
Faisant de leurs branche, éternels ténèbres.
Effaçant ainsi, faune, fleurs et herbes.
Enfin arriva, l'époque des fêtes.
Victoire des chaines, était sans défaite.
Ils étaient enfin, qu'entre races pures.
Croyant atteindre, le bonheur qui dure.
Fiers d'orgueil, Souls de plaisir.
N'ont pas vu venir, bourrasque et zéphyr.
Le ciel alors, comme un jet de l'encre.
Sur la forêt jette, son énorme ancre.
Les jours et nuits, la pluie sans cesse.
Arracha toute vie, aussi ceux qui naissent.
La faune et fleurs, disparues des terres,
N'ont pu épongé toutes ces boues épaisses.
Ces solides chaines, tel une botte de paille,
Se mêlèrent au fange, de ça il remaille,
Le maitre des arts, une nouvelle voile.
Sur laquelle commence, une autre toile.
Quelque temps après, un nouveau boisage.
Couvre l'ancien, d'un autre paysage.
Les montagnes et mers, la faune et la plaine.
Reste pour achever, l'image des chaines !!!
Kevin SAADATJOO
25 Aout 2010
http://www.facebook.com/note.php?note_id=423177202334
13:48 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
J'ai une rage de dent. !!!
J'ai une rage de dent, la face en citrouille
Pas beau à voir, ça me fout la trouille
Mais en tous les cas c'est assez pratique
Pour c'raser la barbe, sans gonfler la bouille
La dentiste m'a dit, vous êtes pas prudent.
De rester comme ça, faut soigner les dents.
J'ai dit oui docteur, tout en me disant.
Ou de retaper, tout le bâtiment.
Quelques pas après, tout en titubant.
J'étais chez moi, fier comme un paon.
De mon panier, plein d'médicament.
Je me bourre avec, la gorge jusqu'aux dents.
Je m'épie entier, tout en vis-à-vis.
De mon miroir, qui me dit ainsi.
Cela a du bon d'avoir rage de dent.
Ça te fait passer, la rage de la vie.
Kevin SAADATJOO
23 Juillet 2010
http://www.facebook.com/note.php?note_id=412680477334
13:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rage de daent, rage de vie










